Après avoir visité Chicago par autobus et par bateau, aujourd’hui, c’est par pieds que j’ai visité. Et je peux vous dire que, comme le dit l’expression consacrée, j’ai les jambes rentrées dans le tronc jusqu’en t’sours des bras.
Je me suis amusée, ce matin, à faire un tour de métro aérien. C’est que le centre-ville est bordé d’une loop qui tourne (c’est le principe!). Qui tourne où? à quoi? Une trentaine de pieds dans les airs. Faque quand j’entends les gens de Québec dire que le tramway va défigurer la ville, je les invite à un tipeu de retenue. Un métro qui se promène entre les buildings à 10 mètres de hauteur, ça, c’est défigurant! Reste que c’est peut-être utile pour les Chicagoyens, mais c’est tripant pour les touristes! Faque un peu de tourisme dans les airs!
À midi, j’avais un tiquette pour la Willis Tower, le «nouveau» nom de la Sears Tower, le building le plus haut de la ville. Ça a l’air qu’il est visible à 50 km à la ronde. Je tripe vraiment à regarder une ville d’en haut. Je reconnais tout plein de buildings que j’ai croisé hier: la tour Trump, les épis de maïs, le building en rond qui épouse la courbe de la rivière, la tour à condos dessinée par une femme… Pis là, y’a une affiche qui dit que Ferris Bueller est venu niaiser ici, dans sa journée de foxage de cours. Bazwell, va falloir que je revoie ce film-là en revenant! Comme les patentes à touristes (c’est peut-être une patente à touristes, mais c’est vraiment tripant), les gens du syndicat d’initiative ont décidé d’ajouter des balcons transparents au 103e étage, question d’avoir le feeling de s’assoir par terre. Oh que nenni. Je veux bien regarder les gens se faire des peurs, mais que jamais je vais aller assoir mon cul (ni même rester debouttte) dans cette petite cage en verre. Pis qu’en plus, ils prennent une photo et faut payer pour l’avoir? Point de tout. J’ai passé une grosse heure en haut, à faire du tourisme dans les airs.
Retour sur le plancher des vaches, où je sue ma vie. Il fait 35, plein soleil. Une chance qu’il vente… ça rend ça à peine plus supportable. J’ai trainé ma carcasse à la gare centrale.
Puis, en ville, je me suis mise en quête de l’affiche du début de la route 66. Question de me rappeler qu’il y a onze ans, j’ai longuement arpenté cette route mythique qui va de Chicago à Los Angeles.
J’ai abouti au parc Millenium, là où il y a les portraits d’où il sort une fontaine de la bouche et la binne en miroir. Mettons qu’autour de la binne, j’étais pas toute seule… mais comme le soleil nous tapait ardemment sur la tête, les gens ne s’étiraient pas indument.
Faque promenade à pied qui s’est poursuivie jusqu’aux pieds de la tour John Hancock, l’autre tour qu’il faut fréquenter.
Faque ladite tour, elle, est plus proche du lac Michigan qu’on voit du 96e étage. Pis cette tour-là fait peur au monde: si on veut (même si j’avais payé, je ne le voulais pas), on s’installe dans une vitre et à go, la vitre penche vers l’avant de, peut-être, 20 degrés? Le monde crie parce qu’ils ont l’impression de tomber dans le vide. Rapport? Que nenni, une fois de plus. Mais la vue, par exemple!... Oh bazwell que c’est beau.
Comme mon tiquette était pour 18h30, je suis repartie de là un peu passé 19h. J’ai trainé ma peau suante jusqu’au train de la ligne rouge, j’ai fait 6 stations puis j’ai changé pour prendre mon train de la ligne bleue.
Ce matin, dans un élan brillant, j’ai décidé de prendre mon char pour descendre au train. J’ai trouvé à me stationner à deux rues. Dans l’absolu, mon appartement est à 15 minutes de marche de la station de train… mais quand on a marché toute la journée, c’est comme 15 minutes de trop. Faque ce soir, j’ai retrouvé mon char après 4 minutes de marche, je suis allée au supermarché, je me suis acheté du stock pour souper et pour déjeuner, et j’espère sérieusement me coucher avant 23h. Je suis lessivée. Lessivée, comme dans passée dans la laveuse à spin. C’est épuisant, faire la touriste, à pied et dans les airs.
Moi aussi j'étais épuisée hier après avoir beaucoup marché aux iles de Toronto et Downtown Toronto. J'attibuais ça à mon âge mais je vois qu'à 50 ans c'est pas mieux.
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