Il y a un mois, au moment de régler ce séjour américain, je me suis rendu compte que c’était moins cher de devenir membre du Musée Henry Ford que d’acheter deux billets (sur deux jours) et de payer pour les expositions en surplus. Alors, c’est ce matin que je suis débarquée à Dearborn, en banlieue de Détroit, en tant que membre du musée!
Qu’est-ce que ça me donne d’être membre du musée?
- 50% du prix du billet d’admission
- Pas de frais de stationnement
- 50% du prix pour le film sur grand écran
- 50% du prix pour le diner
- 50% du prix pour le tour de l’usine Ford
- 25% du prix des cossins en vente au Gift shop.
Malgré tous ces rabais, je peux quand même vous dire que c’est une fin de semaine qui coute cher… Mais l’histoire amaricaine est intéressante! Faque j’ai passé la journée à explorer les différentes sections du musée, à partir de ce que Henry Ford (et ses descendants) ont accumulé pour raconter le quotidien (et le moins quotidien) des zamaricains: l’aviation, les transports, les communications. Le musée collectionne les voitures (c’est Ford, après tout!), les voitures présidentielles, les voitures de courses, les avions, les trains. Ils ont refait des cuisines selon les époques. Il y a une section sur les loisirs depuis 1950…
La partie qui m’a touché est sans doute l’exposition sur les droits humains, ceux des Noirs et des femmes. Relire sur l’histoire de Rosa Park, entrer dans l’autobus où elle était restée assise dans une section sur les blancs… c’est humainement touchant. Parce que ça ne fait pas si longtemps.
J’ai fini ma première journée de membre du musée Henry Ford à visiter l’usine où on fabrique des camions F-150. Ça me fascine, ce genre d’usine. Parce que c’est clair que je ne pourrais jamais y travailler, mais je conçois que certaines personnes peuvent y trouver un certain plaisir, ou une pas pire paye. Une fois qu’on s’est tapé un film qui explique la vie de Henry Ford et la construction du F-150 (c’est à croire qu’ils prennent leur camion pour une fusée!), on peut entrer dans l’usine et en faire le tour (une petite partie) sur une passerelle dans les airs. Vous devez me croire parce qu'on n'avait pas le droit de prendre des photos. Je suis restée scotchée pendant 6-7 minutes à regarder un type installer la ceinture de sécurité du côté passager. Les véhicules avancent sur un tapis derrière le type qui prend, dans un bac, deux pièces de plastique qu’il lance dans le camion, à un mètre derrière lui. Puis, il prend la ceinture dans un autre bac et va vers le camion. Il attache la ceinture en haut du cadre, visse quelque chose, prend les deux pièces de plastique qu’il a garroché quelques secondes avant et les installe par-dessus la ceinture qu’il visse au plancher. Il s’éloigne du camion, va vers le bac et y prend deux pièces de plastique qu’il lance dans un autre camion, derrière lui. Puis, il prend la ceinture… Sa job prend au maximum 40 secondes. Il pose la ceinture de sécurité côté passager. C’est tout. J’ai regardé une femme qui installait le phare avant gauche. C’est tout. Puis trois autres hommes qui installaient l’intérieur du toit (un truc en fibre de verre, je crois). Chaque job doit durer autour de 45 secondes parce que les véhicules avancent… Oh que j’avais des images du film Les Temps modernes de Charlie Chaplin en tête, en les voyant travailler. J’espère qu’ils ont une bonne paye, à faire une job abrutissante de la sorte. Je ne pourrais pas faire ça. Je me serais vissé la ceinture dans la main et je me serais fermé la porte du moteur sur le crâne. J’espère qu’ils sont un tantinet fiers. En tout cas, il y a beaucoup de Ford dans la ville…
Non, en fait, j’ai fini ma journée avec André. On est allé souper en ville, à Ann Arbor. Malgré bébé Gabrielle à l’hôpital, on a réussi à se voir trois fois! Pas tout à fait comme c’était planifié… mais on a réussi. Je lui fais tout plein de câlins, à Anne-Catherine, à la grande sœur Laurie et à bébé Gabrielle. En 24 heures (je l’ai vu hier et cet après-midi), je trouvais qu’elle avait pris du mieux! Alors, ça va, ça va.
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