vendredi 22 juillet 2022

Les jambes rentrées dans le tronc pareil!

J’ai passé la journée à l’air climatisé… mais ça n’a pas empêché le rentrage de jambes dans le tronc. Il faut dire que j’ai passé 8h debout ou presque, à me garrocher à droite et à gauche pour ne rien manquer.

J’ai passé la journée au Museum of Science and Industry. Pis mine de rien, le tiquette d'entrée, le stationnement pis les entrées à payer pour les différentes expositions et les films IMAX, j'ai dépassé les 100 piasses à moi tuseule. Y font comment, les ceuzes qui ont des familles? Bon, tant pis.

Vous connaissez mon amour pour la science? Ben oui, y’a des affaires qui m’intéressent, allons donc. C’est pas parce que je ne comprends pas que ça m’intéresse pas.

Les transports

Le train Zéphyr, le premier train en aluminium avec une locomotive qui avait un look défiant le vent. Un genre de TGV avant l’heure. Il faisait la route entre Chicago et San Francisco. Et pendant le trajet, des postiers triaient le courrier qui devait être éventuellement livré sur la côte ouest, ou dans la région de Chicago, selon la direction du train.


Un avion 727. Vous savez comment j’aime ça. Dire que si mon Azarius chéri avait été réparé, je serais à Oshkosh au grand party annuel des avions...



Une vieille locomotive.

Une section dédiée à l’exploration spatiale. J’y ai vu un film sur les planètes en IMAX. Chaque fois, ça me fait cet effet-là : pourquoi moi? Je veux dire, pourquoi un ovule de ma mère et un spermatozoïde de mon père a donné moi, qui suis née il y a 57 ans aujourd’hui même, qui vit à Montréal dans cet univers qui me semble sans fin? Je suis rien, moi, dans la vie de l’univers. J’ose croire que je suis quelqu’un pour mes amis, ma famille, mes collègues, mes étudiants.

Un sous-marin allemand, capturé par l’amiral américain Daniel Gallery, en 1944. Oui, oui. J’étais fascinée par l’histoire autour de ce sous-marin. Vous savez à quel point les affaires de la guerre, ça m’intéresse. Ben là, j’ai appris que cet amiral avait comme tâche de «capturer» un U-boat (une affaire de rien, toi, capturer un sous-marin ennemi!) pour comprendre comment les Allemands organisaient ces vaisseaux si dangereux. Ça a pris plusieurs mois et quand c’est arrivé, le 4 juin 1944, les sous-mariniers faits prisonniers sont restés en Louisiane jusqu’à la fin de la guerre, sans pouvoir dire à leurs proches qu’ils étaient vivants. Trop dangereux : il ne fallait pas que les Allemands sachent que les Américains avaient un prototype de leurs sous-marins, attrapé près de la côte africaine et remorqué jusqu’à la Barbade, où il a été ausculté par les Américains. Fascinant, je vous dis. Et d’autant plus fascinant qu’on voit une petite vidéo, tournée en 1964, où se rencontrent l’amiral Gallery et l’Allemand Harald Lange qui était le commandant du U-boat quand il a été capturé. Ouan.



La nature

Un film en IMAX sur la nature sauvage des Zétats.

Une section sur les tempêtes, les vortex, les tsunamis.

Une section sur les glaciers avec un petit film sur un photographe qui documente la fonte des glaciers. Tiens, tiens. Ça m’a fait penser à mon collègue David avec qui j’entreprends une recherche de trois ans à l’automne. Le sujet? L’impact de enseignement d’un wicked problem (les changements climatiques) en situation authentique sur la motivation, l’engagement et la réussite des étudiants. Pis il va travailler, avec les étudiants en Technologie du génie physique, à patenter une machine (eh qu’il va être content que je dise ça de même!) pour calculer la fonte des glaciers. Je vous le dis: toute est dans toute, c’est connu.

Je suis même descendue dans une (fausse) mine de charbon. Ça aurait pu être tellement intéressant… si j’avais compris ce que la guide a raconté. En fait, j’en ai compris peut-être 60%. Mais ça me demandait un effort surhumain. D’abord, elle parlait en anglais. Oui, je sais, je suis aux Zétats et tout le monde parle anglais. Mais comme c’est ma langue parfois (très) seconde, j’ai besoin de plus de concentration pour comprendre. Mais là, elle, elle avait un masque. Alors, je ne pouvais pas voir son expression, ce qui m’aide à comprendre. Et plus, elle articulait comme si elle avait une patate chaude dans la bouche et, pire, elle récitait un texte appris avec une intonation insupportablement chantante. Que voulez-vous, la proffe n’est jamais trop loin.

OK. C’est ben beau. Mais j’aimerais ça qu’on arrête d’être moralisateur. Tous les films se terminent par «La planète, il faut en prendre soin, c’est le travail des hommes de faire ça…» À force de chicaner le monde, ils vont se tanner.

Pis à la fin, une exposition sur les LEGO. Un type qui s’amuse à refaire toutes sortes d’affaires utiles et inutiles en LEGO. C’était quioute, mais quand on a vu le parc LEGO au Danemark, rien (mais rien) n’accote ça.


Après cette journée remplie, j’ai repris mon char pour rentrer chez moi, en passant par des rues inconnues. J’aurais pu faire comme ce matin et prendre l’autoroute, mais non. Soyons exotique un peu. Parce que ce matin, au lieu de prendre 1h30 pour me rendre au musée en train, j’ai pris mon char… et ça a pris 35 minutes. Y’a des maudites limites à perdre son temps.

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